Arts,  Evenements

Mois de l’histoire des Noir.e.s 2018

Pour la troisième année consécutive, l’équipe de Nigra Iuventa s’est alliée à des étudiant.e.s de l’Université du Québec à Montréal afin d’organiser une série d’activités dans le cadre du Mois de l’Histoire des Noir.e.s. Suite au succès des deux premières éditions, il fut décidé de créer un événement de plus grande envergure avec une thématique au cœur des préoccupations contemporaines : se réapproprier la narration.

La première des activités, l’exposition intitulée Sanaa Yangu, s’est déroulée du 16 au 24 février 2018 à la galerie du CDEx et comptait plusieurs artistes émergent.e.s de la scène montréalaise mais aussi des artistes de renommée internationale provenant du Mali, de la France et du Québec.

Nous avions notamment l’honneur de présenter le film animé Âme Noire de l’artiste visuelle et cinéaste d’animation québécoise d’origine haïtienne Martine Chartrand qui a remporté 23 prix internationaux dont le prestigieux Ours d’Or de Berlin en 2002.  Nous présentions également le documentaire La France cachée du réalisateur Christin Bela pour la première fois au Québec, plusieurs photographies de Naska Demini réalisées exclusivement pour l’exposition ainsi qu’une oeuvre de l’artiste Eddy Firmin qui présenta d’ailleurs tout récemment l’une de ses sculptures au Musée des Beaux-Arts de Montréal dans le cadre de l’exposition Nous sommes ici, d’ici . L’art contemporain des Noirs Canadiens en complémentarité avec l’exposition D’Afrique vu aux Amériques, Picasso en face-à-face d’hier à aujourd’hui.

Crédit photo: Naska Demini

En plus de nos artistes de renom, nous avons eu l’honneur d’être partenaire de l’exposition Mémoires Vives de Félix Diallo, le premier photographe de Kita (Mali, Afrique de l’Ouest). La conservatrice et historienne de l’art Érika Nimis, ayant rencontré le photographe avant son décès, a entrepris de numériser ses archives afin qu’elles puissent être exposées et qu’elles perdurent dans le temps. Grâce à ce geste, Nimis rend hommage aux photographes pionniers du continent africain dont on ne connait que partiellement l’histoire, leurs archives ayant souvent été détruites ou dispersées après leur décès. Nous tenons sincèrement à la remercier d’avoir permis à ce projet de prendre forme et que Mémoires Vives puisse figurer dans notre exposition.

Enfin, nous avons eu des conférences portant sur deux volets différents.

Le premier volet sur les enjeux gravitant autour des différentes façons de se réapproprier la narration dans les arts visuels à partir des pratiques artistiques de nos deux artistes Martine Chartrand et Eddy Firmin.  Nous avions en outre une présentation du doctorant en ethnomusicologie Luke Fowlie: “Musique, danse et associations au Grassfields (Cameroun) et sa diaspora montréalaise: histoire et enjeux actuels”.

Enfin, le second volet portait sur une relecture de l’histoire avec l’écrivain Dibombari Mbock qui nous a parlé de la “Servitude des Noir.e.s dans le Monde Arabo-Musulman” ainsi que le membre du comité d’experts internationaux de «Femmes dans l’histoire de l’Afrique» de l’UNESCO, Issiaka Mandé, qui nous a permis de requestionner l’impact des nombreuses actrices dans l’histoire de l’Afrique.

Michaëlle Sergile est non seulement une passionnée d'art mais c'est aussi une artiste émergente de la scène montréalaise qui met au cœur de sa pratique les questions liées à l'imbrication de ses identités de femme noire, à la fois Québecoise et Haïtienne.

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