Yannis Davy
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Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage – Fonderie Darling

L’exposition je sais pourquoi chante l’oiseau en cage est un parcours en trois étapes (Fonderie Darling, Centre culturel Georges Vanier et CDEx) et une invitation à prendre part à une conversation urgente sur la santé mentale. Elle est une sommation à une exploration collective et individuelle des souterrains de nos psychismes et à un nécessaire retour sur soi. 

Nul.le ne peut nier l’impact de « la violence symbolique avec laquelle le destin de centaines de millions d’individus a été envisagé, traité, représenté, inscrit dans l’imaginaire collectif sur le mode de l’échec, du déficit, du handicap, voire de la déficience et de la tare congénitale, par les médias et une abondante littérature » (Felwine Sarr, 2016) ! Pourtant, l’adresser demeure un interdit. Et les traumas liés à l’esclavage, à la colonisation, au racisme systémique ne sauraient être indéfiniment ignorés. Comment pouvons-nous guérir et nous départir de ces images si nous les maintenons enfouies ?

 Et si, nous décidions de déployer nos voix, ici et maintenant ? 

D’après le titre de l’autobiographie de l’écrivaine américaine Maya Angelou, Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage est une réflexion profonde sur des enjeux liés à la santé mentale dans les communautés noires (trauma intergénérationnel, dépression, stigmatisation de la maladie mentale, violence politique).

Fonderie Darling

Le primer volet de l’exposition à la Fonderie Darling, rend hommage à celles et ceux qui se sont soulevé.e.s. Vivant des traumatismes d’une violence telle qu’ils perdurent dans le temps, passant par de nombreuses générations, ils se traduisent dans ce cas-ci en plusieurs séquences. Reprenant la métaphore de l’oiseau, chacune des étapes illustre un moment, une pensée, un geste, lorsque coincé dans un habitacle invivable, l’oiseau ouvre sa gorge et chante.

 Les artistes Gaëlle Elma, Yannis Davy Guibinga, Kando, Ngemba en plus d’aborder les traumas engendrés par le colonialisme et par la colonialité, qu’elle soit du savoir ou du pouvoir, illustrent une étape bien souvent négligée, celle de la force, du soulèvement et de la résilience.

Commissaires : Diane Gistal et Michaëlle Sergile

Comité scientifique: Dr Myrna Lashley 

Avec la participation des artistes:

Gaëlle ElmaKando, Yannis Davy Guibinga et Ngemba

Vidéo: 9:16 stories 

© image figurant en couverture : Yannis Davy Guibinga, photo de la série The Grief, 2018, 16″ x 24″

Chercheuse, commissaire indépendante et fondatrice de Nigra Iuventa.

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