Qui sommes-nous

Nigra Iuventa est un organisme canadien à but non lucratif qui promeut les cultures afrodescendantes à travers les arts visuels et médiatiques. En alliant créativité et érudition, Nigra Iuventa souhaite rendre audibles et visibles les voix, les réalités et les expériences d’une jeunesse noire consciente et connectée.
NI est une plateforme décoloniale franco-canadienne (initiée par Nigra Iuventa) qui s‘intéresse aux narrations des communautés noires. 

 à propos de nous

Notre histoire

Notre aventure a débuté en Février 2016 lorsque nous organisions la première édition du Mois de l’Histoire des Noir.e.s à l’Université du Québec Montréal.

À l’origine de cette initiative, un groupe d’étudiantes racisées souhaitant promouvoir au sein leur université un autre regard sur les communautés noires et sur l’Afrique. Suite au succès de la première édition, nous décidions de réitérer l’expérience en proposant davantage d’activités ( expositions, projections, discussions) autour de thématiques liées à la « condition noire » (nous reprenons ici le titre de l’excellent ouvrage de l’historien Pap Ndiaye). 

En 2018, constatant un manque flagrant de représentation des jeunesses noires dans les médias occidentaux,  nous décidions alors, dans le prolongement de nos activités, de créer une plateforme qui pourrait allier créativité et érudition et nous permettrait d’aborder de nombreux sujets avec une perspective afro-centrée.

Nigra Iuventa, la plateforme strictement afrodescendante et francophone a alors vu le jour.

Nos valeurs

Rendre audibles et visibles les voix, les réalités et les expériences des jeunesses noires, c’est offrir un espace de déploiement de la parole qui a longtemps été silenciée.  

Pour préserver cet espace, il est primordial d’adopter une posture d’ouverture et  d’inclusion.  Il nous faut, par ailleurs, être en mesure de comprendre et d’analyser l’intrication des différentes formes d’oppression (notre positionnement est intersectionnel*). 

Enfin, nous rappelons que la parole misogyne, homophobe, transphobe, xénophobe, islamophobe, antisémite, grossophobe et toutes autres formes de discours haineux dirigés vers un groupe d’individus ou une communauté sont fermement condamnées par Nigra Iuventa.  

" Allier érudition et créativité pour rendre audibles et visibles les voix, les réalités et les expériences d'une jeunesse afrodescendante et africaine connectée " ©Juan Ignacio Davila

Écriture Inclusive

Nous préconisons l’usage de l’écriture inclusive car nous pensons qu’elle constitue une avancée considérable pour la question de l’égalité femmes-hommes par notre manière même d’écrire. Il ne suffit plus d’accorder en genre les noms, les fonctions, les grades et les métiers, il faut également faire en sorte que le masculin ne l’emporte plus. Bien que ce fut une règle adoptée par l’Académie française, qui était (est toujours) majoritairement composée d’hommes, elle est à requestionner aujourd’hui. Soyons claires, l’écriture inclusive ne tend pas à mettre l’homme au second plan, mais bien  au contraire, cette dernière tend à mettre de l’avant une égalité des genres et supprimant l’emploi générique du masculin.

 Ce que nous offrons

 Notre Équipe 

Diane Gistal

Fondatrice & Rédactrice en chef

Maud Jean-Baptiste

Responsable du comité d'approbation et d'évaluation des articles & Chargée de projet

Michaëlle Sergile

Directrice Artistique & Chargée de projet

Diane Gistal

Fondatrice Coordinatrice Rédactrice en chef

Diane Gistal est une candidate à la Maîtrise en études littéraires qui s’intéresse dans ses recherches au “ lieu de mémoire”. Elle a par ailleurs une formation en histoire et conjugue dans ses articles son intérêt pour les deux disciplines.

Passionnée d’art, elle a organisé en Février 2018, à titre de commissaire, l’exposition Sanaa Yangu (Montréal) mettant en lumière des artistes noir.e.s (dont Martine Chartrand, Eddy Firmin, Christin Bela…) qui demeurent sous-représenté.e.s dans le milieu de l’art contemporain. En février 2019, elle présente l’exposition Subalternes, entièrement réfléchie et élaborée par deux femmes noires, cette exposition met en lumière le travail de grands noms de l’art contemporain ainsi que celui d’artistes locales émergentes qui partagent les traits suivants : elles sont Femmes, Noires et à travers leurs pratiques artistiques ont une volonté de se réapproprier la narration. 

Chiakoun Yapi

Chargée de projet

Chiakoun Yapi est une militante féministe afro-centrée et panafricaniste d’origine ivoirienne, auxiliaire de recherche à la Chaire sur l’homophobie de l’UQÀM, chroniqueuse radio pour l’émission NéoQuébec. Elle s’intéresse principalement aux relations Nord-Sud, au développement socio-économique (par et pour) des communautés noires, aux phénomènes de radicalisation violente chez les femmes et aux droits des femmes, plus spécifiquement aux questions liées à l’accès de ces dernières aux soins reproductifs et sexuels. Elle inscrit ses recherches dans des perspectives féministes intersectionnelles et panafricaines.

Ses nombreux centres d’intérêt (musique, littérature, poésie, arts visuels, théâtre et cinéma) lui permettent de régulièrement côtoyer la scène artistique afro-descendante montréalaise.

Michaëlle Sergile

Directrice Artistique Chargée de projet

Michaëlle Sergile est actuellement à la maîtrise (Master) en Fibres et textiles à l’Université de Concordia ou elle poursuit ses études en questionnant les notions d’identité et la figure de l’étranger.ère.

S’intéressant à la réécriture de l’histoire par le tissage, elle retravaille principalement des textes et des livres portant sur les théories postcoloniales et sur la notion d’identité culturelle. Elle a exposé à la galerie ArtHelix à New York ainsi qu’à la Miami Art Fair et à a son actif plusieurs prix et bourses reçues durant son parcours académique.

Elle a également co-commissarié la première exposition créée par et pour des femmes noires au Québec, laquelle réunissait plusieurs artistes locales et internationales.

Maud Jean-Baptiste

Responsable du comité d'approbation et d'évaluation des articles/ chargée de projet

Maud Jean-Baptiste est actuellement candidate au Doctorat à l’Université de Montréal en Sciences Humaines Appliquées. Ses recherches se portent essentiellement autour des structures de domination, des représentations de l’altérité et de la suprématie blanche au Québec.

Son parcours universitaire en Histoire, en Etudes juives ainsi qu’en Sciences religieuses a su trouver un espace d’expression à travers le dialogue interconvictionnel, promu par l’Association française Coexister dont elle a été membre active, et plus spécifiquement judéo-musulman notamment par sa sélection à la Muslim Jewish Conference 2017.

Engagée au sein des communautés noires et musulmanes de Montréal depuis son arrivée au Québec en 2017, elle a participé à la fondation du Collectif Femmes Noires Musulmanes au Québec en 2018.

 Notre conseil d’administration

Marie-Laure S. Louis

Artiste-chercheuse, diplômée en sciences du langage de l’université de Franche-Comté. Elle est actuellement candidate doctorat en études et pratiques des arts à l’UQÀM.

Aurore Irakunda

organisatrice communautaire, fondatrice de la plateforme Sayaspora, elle détient un bachelor en biologie cellulaire moléculaire et en études africaines de l'Université McGill

Colas Eko

Artiste titulaire d'un baccalauréat en arts plastiques de l'Université Concordia, d'un certificat en arts visuels de l'UQAM et un DEC enArts et design du Collège Lasalle

* Intersectionnalité« renvoie à une théorie transdisciplinaire visant à appréhender la complexité des identités et des inégalités sociales par une approche intégrée. Elle réfute le cloisonnement et la hiérarchisation des grands axes de la différenciation sociale que sont les catégories de sexe/genre, classe, race, ethnicité, âge, handicap et orientation sexuelle. L’approche intersectionnelle va au-delà d’une simple reconnaissance de la multiplicité des systèmes d’oppression opérant à partir de ces catégories et postule leur interaction dans la production et la reproduction des inégalités sociales (Crenshaw 1989 ; Collins 2000 ; Brah & Phoenix 2004).»

Bilge, Sirma. « Théorisations féministes de l’intersectionnalité », Diogène, vol. 225, no. 1, 2009, pp. 70-88.

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