Événements,  Expositions

Exposition Subalternes

Pour la première fois au Québec, Subalternes, une exposition entièrement réfléchie et élaborée par deux femmes noires met en dialogue le travail de grands noms de l’art contemporain ainsi que celui d’artistes locales émergentes qui sont toutes Femmes, Noires et qui à travers leurs pratiques artistiques ont une volonté de se réapproprier la narration. 

Subalternes

Sous l’autre [sub-atlternus], toujours, constamment, éternellement sous l’autre.

« Lorsqu’on parle des personnes noires, le sexisme fait obstacle à la prise en compte des intérêts des femmes noires ; lorsqu’on parle des femmes, le racisme fait obstacle à la reconnaissance des femmes noires. Lorsqu’on parle des personnes noires, l’attention est portée sur les hommes noirs ; et lorsqu’on parle des femmes, l’attention est portée sur les femmes blanches » (bell hooks)

Quand allons-nous enfin considérer le vécu des femmes noires ? Quand allons-nous enfin écouter ? Écouter le déferlement de cris, de colères, de rires, d’histoires. Leurs Histoires ! Celles « faite[s] de dépossession et de discrimination [1] » mais aussi de lutte et de résistance. Quand allons-nous enfin les voir affranchies des images indécentes, insoutenables de Sexe race et colonie, des portraits fantasmés des Venus Hottentotes d’hier et d’aujourd’hui?  Quand allons nous comprendre  que leurs identités  sont plurielles?  

Commissariée par Diane Gistal et Michaëlle Sergile, l’exposition Subalternes explore comment « par leur appartenance à des cultures mêlées, leur connaissance intime de la violence du racisme et de l’histoire coloniale » des artistes noires contemporaines « [permettent] d’élargir les possibles de l’art et, de faire advenir des récits alternatifs [2] ».

Du 5 Février au 9 Février 2019, 354 personnes ont pu admirer les oeuvres de Shanna Strauss, Maliciouz, Po B. K Lomami, Claire Obscure, Valérie Bah, Marie-Laure S. Louis, Michaëlle Sergile, Zanele Muholi, Constance Strickland, Renata Cherlise, Mykki Blanco et Adinah Dancyger. 

©Manoucheka Lachérie, Uringo Bayoyo de la série Floating Homeland de Shanna Strauss

SHANA STRAUSS

Shanna Strauss est une artiste tanzano-américaine vivant et travaillant à Tiohtià:ke/Mooniyaang (Montréal). Elle a obtenu un baccalauréat (licence) en Arts à la California College of Arts et a exposé en solo et en groupe en Tanzanie, au Canada, aux États-Unis et au Sénégal. Récemment, son travail a été présenté lors des expositions Nous sommes ici, d’ici : L’art contemporain des Noirs canadiens au Musée des beaux-arts de Montréal, The Black Women is God : Divine Revolution à SomArts à San Francisco et When She Rises à la galerie SPARC à Los Angeles. L’an dernier, elle était l’une des neuf femmes artistes invitées à participer à Unceded Voices Anti-Colonial Street Artists Convergence à Montréal. Son travail a fait l’objet de documentaires et de plusieurs publications, dont CBC Arts, M -Magazine du Musée des beaux-arts de Montréal et Americana Journal.

Parallèlement à sa pratique artistique, Shanna s’est engagée dans le travail communautaire et l’organisation depuis plus de 10 ans, travaillant avec divers groupes de jeunes dans différents pays. En 2014, elle a obtenu une maîtrise en service social de l’Université McGill avec spécialisation en développement international et communautaire. Intégrant des programmes et des interventions axés sur les arts dans son travail communautaire, Shanna croit passionnément au pouvoir de l’art pour créer un changement individuel, communautaire et social.

L’oeuvre présentée lors de l’exposition Subalternes provient de la série sur l’identité, la patrie et l’expérience de la diaspora africaine: The Floating Homeland. Cet ensemble d’œuvres explore la réalité complexe de l’appartenance à de nombreux lieux et espaces, mais aussi à aucun. La série saisit un espace sans racines, un entre- deux, qui devient la ” maison ” (“home“) que l’artiste emporte avec elle en permanence.

Grann de la série Matriarche, courtoisie de Maliciouz

Maliciouz

Peintre et street artist, MALICIOUZ est une artiste montréalaise d’origine haïtienne reconnue pour ses nombreuses œuvres présentant des femmes comme étant des entités monumentales. De la rue aux canvas, son style se caractérise par la force d’esprit qui se dégage de ses personnages.
Ces deux dernières années furent très mouvementées pour MALICIOUZ. En effet, en plus d’exposer plusieurs fois de manière collective à la Fresh Paint Gallery, à L’OCAD University, à l’Espace Mushagalusa, elle fit de nombreuses prestations de peintures en direct tel qu’aux compétitions Art Battle dont elle fut la gagnante à plusieurs reprises. Elle prit également part au festival d’art visuel Montréal en Art et au Festival de graffiti Under Pressure, ce qui lui a permis de réaliser plusieurs œuvres dont une série de trois œuvres de 3.5m par 2.5m visible à nos jours sur la rue Hôtel de Ville et Sainte- Catherine. Passionnée et déterminée à partager son art au reste du monde, MALICIOUZ poursuit son parcours à travers la création d’art mural dans les rues de Montréal et plus récemment, Brooklyn.
C’est ainsi que rapidement, MALICIOUZ voit son art couvert par plusieurs médias locaux et internationaux, dont CBC, le blog Afropunk, NightLife, Vice, Cult MTL, Challenges News Magazine

L’oeuvre Grann est une peinture faisant partie de la série et exposition Matriarche. C’est en quelque sorte un hommage à ces femmes qui nous ont donné.e.s naissance, élevé.e.s et éduqué.e,s. À ces mères ou à ces soeurs porteuses de discours et de matrimoine. Celles qui sont nos racines.

This is a poem courtoisie de Valérie Bah, Po B. K. Lomami et Claire Obscure

Valérie Bah, Po B. K. Lomami et Claire Obscure

Po B. K. Lomami est artiste, programmatrice/curatrice/coordinatrice de projets socio-artistiques, travailleuse culturelle et activiste Congodescendante (RDC) de Belgique. À travers le texte, le zine, la performance, l’installation, la vidéo, la photo, la musique et la création sonore, son travail est en constante expérimentation avec des notions comme négritude, handicap, queer, diaspora, transmission, perte, temps et alternative. Iel cultive les interventions expérimentales, performatives et collaboratives d’intrusion et d’ingérence avec un ancrage afroféministe, afroqueer et anti-impérialiste et questionne les individus et leurs institutions par la force, l’absurde et le quotidien.

Valérie Bah est une artiste queer noire qui utilise le cinéma, la photographie et le texte pour raconter des histoires sur les traumatismes intergénérationnels, la guérison, la joie et les actes de survie terrestres et radicaux. Son travail est guidé par la pensée féministe noire, la fiction spéculative et l’expérience vécue. Ses courts métrages ont été présentés dans divers festivals, dont le Final Girls Berlin Festival, le Bloody Mary Film Festival, le Ax Wound Film Festival, l’International Queer and Migrant Festival, Massimadi Bruxelles et Montréal, et Chouftouhonna Festival à Tunis.

Claire Obscure documente depuis la marge et immerge son public dans un univers foisonnant de sons, photographies, musiques, vidéos, peintures, poésies, sculptures. Elle se définit comme artiviste et repousse sans cesse ses limites techniques et expressives. De cette nouvelle grammaire artistique toujours en formation, elle tisse des récits qui secouent l’esprit comme les sens avec sincérité. En 2018, Claire Obscure quitte son Île-de-France natale pour Montréal, où elle perfectionne sa pratique de arts visuels et, plastiques et performatifs de jour et travaille comme libraire à la coopérative féministe L’Euguélionne le soir.

This is a poem/Ceci est un poème est une vidéo lyrique mettant en lumière des artistes montréalai.e.s trans, cis et non binaires, Noir.e.s et PoC s’exprimant sur le thème de la violence sexuelle par la parole.

Extrait de la série photographique I was born courtoise de l'artiste Marie-Laure S. Louis

MARIE-LAURE S. LOUIS

Marie-Laure S. Louis, artiste-photographe, est née en Rép. de l’île Maurice où elle grandit. Elle fait des études en sciences du langage en France, y habite plus de 10 ans, et s’installe au Québec en 2016. Elle continue son parcours universitaire à l’UQÀM au doctorat études et pratiques des arts.

La série photographique I was born parle du fait de naître et de continuer à être dans un monde pas fait pour soi. ” D’être née là- bas, à un moment précis, et de tels parents. Certaines conjonctions font de ce corps, le mien, qui me porte un corps arrêté aux frontières, soupçonné, moins crédible, moins beau, plus sauvage… Pourtant Je/ce corps est corps. Cette partie de la série s’attarde sur le physique ce qui se voit, ou presque, et se touche. La peau et les traces de l/sa vie, la rapprochant de tous, tout en rappelant que c’est cette peau même qui l’éloigne de tous.”

Mykki Blanco
I want a dyke for president

ADINAH DANCYGER/ MYKKI BLANCO

Adinah Dancyger est une cinéaste coréenne-polonaise de New-York. Elle est titulaire d’un baccalauréat (licence) en production cinématographique de l’université de Bard. Son court métrage Chopping Onions, a parcouu le circuit international des Festivals de Cannes, Berlinale, Hamptons International, Reykjavik Intl Film Festival. En 2016, elle réalise un court métrage mettant en scène Mykki Blanco, qui récite le poème de Zoe Leonard I want a dyke for president. Son dernier court métrage, Cheer up Baby, a été présenté à Sundance 18,  au Festival du film de New York 17 et faisait partie de l’Académie des artistes du NYFF.

Dancyger a travaillé avec des publications et des entreprises telles que Dazed & Confused Magazine, Nowness, Vogue, I-D Vice, Raveline and Fader, Gucci, Philosophy. Elle a récemment reçu le prix du meilleur vidéoclip au festival de fusion pour «IUD» par la musicienne Okay Kaya. Elle est présentement en train d’écrire son premier scénario pour un long métrage.

Michael David Quattlebaum Jr (né le 2 avril 1986) est un.e artiste de performance, poète.sse et musicien.ne hip-hop basé à New York, dont le génie ne cesse d’augmenter son profil. Fondateur.trice du collectif d’art performance NO FEAR, Quattlebaum se produit régulièrement sous le nom de Mykki Blanco, un alter-ego insolent et inattendu qui réussit à mélanger simultanément le machisme prescrit du genre rap avec des références à des femmes fatales hip-hop pionnières et à des enfants de clubs gays.

I want a president est un poème écrit par l’activiste américaine Zoe Leonard en 1992 durant la période de l’Act-up aux États-Unis. Initialement écrit pour une amie de Leonard, ce poème a toutefois perduré dans le temps notamment par sa focalisation sur les  dirigeant.e.s à la présidence américaine mais aussi car il s’intéresse aux nombreux combats des personnes et communautés ‘’marginalisées’’. En 2016, lors des élections présidentielles aux États-Unis, Blanco et Dancyger se réapproprient le poème de Leonard et questionnent l’identité culturelle et de genre. C’est une réactualisation intéressante car même si les paroles de Leonard étaient puissantes, lorsqu’elles viennent de Blanco, elles mettent en lumière une réalité qui demeure encore très blanche, homophobe, transphobe, raciste et binaire.

Michaëlle Sergile
Peau noire, masques blancs

MICHAËLLE SERGILE

Michaëlle Sergile est une artiste et finissante au baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal. Elle est directrice artistique à Nigra Iuventa, co-commissaire de l’exposition Subalternes et en 2018  entame un travail de recherche en tant qu’artiste en résidence à Artexte. Ayant commencé son baccalauréat avec le thème de la décomposition physique du corps humain, elle poursuit ses études à partir d’un concept crée par Kimberlé Crenshaw. Elle questionne le concept d’intersectionnalité en employant les procédures de la « recomposition à partir d’une décomposition ».

Elle questionne également le rapport entre les écrits d’auteurs.trices, tel.le.s que Frantz Fanon, Mayotte Capécia et Félix Mnthali, et la place que la femme noire occupe dans ces récits postcoloniaux. Elle a déjà à son actif plusieurs expositions dont l’une à Brooklyn à la galerie ArtHelix et une autre à Miami à la Aqua Art Fair.

Portant le titre du livre de Frantz Fanon l’ayant inspirée, son œuvre questionne la colonisation du langage. Souvent cité comme étant l’un des plus importants auteurs des théories postcoloniales, Fanon abordait dès 1952, dans Peau noire, masques blancs, non seulement les relations de pouvoir entre colonisateurs.trices et colonisé.e.s, mais également les relations entre le.la Noir.e et sa « communauté ». C’est en voyant tout ce travail de tissage, ainsi que le code l’accompagnant, que l’on prend conscience de l’espace qu’occupaient les femmes noires dans ce roman clé de notre histoire.

Face and phases, courtoisie de l'artiste
Série photographique de Zanele Muholi

Zanele Muholi

Muholi est une artiste activiste et photographe né à Umlazi, Durban, et vivant à Johannesburg. La mission autoproclamée de Muholi est de ” réécrire l’histoire queer noire et trans de l’Afrique du Sud pour que le monde connaisse notre résistance et notre existence au plus fort des crimes haineux en Afrique du Sud et au-delà ” Muholi a co-fondé le Forum for Empowerment of Women (FEW) en 2002 et a fondé Inkanyiso (www.inkanyiso.org), un forum pour médias queer et visuels (activiste) en 2009. Ielles continuent de former et de co-animer des ateliers de photographie pour les jeunes femmes dans les cantons. Nous avons pu voir ses œuvres au Musée des Beaux-Arts de Montréal et à la Fondation Louis Vuitton à Paris. 

Pendant plus d’une décennie, la photographe sud-africaine Zanele Muholi a créé une série photographique de femmes noires lesbiennes en Afrique du Sud. Bien que l’Afrique du Sud ait légalisé le mariage homosexuel en 2006, la discrimination et la violence contre les femmes lesbiennes demeurent répandues. C’est entre autre pour cette raison que Muholi entreprend cette même année son projet Faces and Phases, une série de portraits audacieux et indéniablement puissants. Faces and Phases fait l’objet d’un vaste livre, publié par Steidl l’automne dernier, qui constitue un chapitre monumental de la mission de Muholi de remédier à l’invisibilité queer noire.

©Shorty, Dear Nina

CONSTANCE STRICKLAND, Renata Cherlise

Constance Strickland est actrice, scénariste, productrice et réalisatrice. Elle est surtout connue pour ses pièces de danse-théâtre utilisant le mouvement gestuel du corps et le son humain comme principal véhicule pour explorer ce que signifie “être humain”, l’écriture avec le corps comme paysage principal pour explorer les réalités complexes de la vie des femmes. Son court-métrage Dear Nina a reçu le prix du jury au Women of African Descent Film Festival et sa pièce HerSheMe a remporté le prix Best of Fringe 2013 au Hollywood Fringe Festival, tandis que sa pièce Chitlin Blues : Dancing in the Grey a été nominée pour le prix du meilleur théâtre physique et de danse au Hollywood Fringe en 2014.

Dear Nina: Ever Seen a Childless Mother? réalisé par Constance Strickland et Robert Adams, écrit par la conteuse visuelle Renata Cherlise et  C.L. McFadyen est un court-métrage expérimental offrant un aperçu de la vie de Cora, une femme dont les vérités cachées et le passé troublé sont révélés à travers une série de lettres.  Strickland adopte une approche intimiste de la réalisation de films utilisant les techniques du théâtre expérimental, tissé de poésie pour souligner l’impact visuel de la maladie mentale dans les communautés noires, notamment là où les femmes sont présentes. Le film explore également les schémas d’abus systématiques liés aux lignées de douleurs générationnelles, transmises comme des héritages tout en se déguisant en l’un des plus grands traits des femmes noires, leur force.  Le trio ( Strickland, Cherlise, McFadyen) présente Dear Nina comme un mécanisme d’adaptation collectif vers la guérison.

©Manoucheka Lachérie, Mary Ann Guilmartin 1877, une oeuvre de Martine Chartrand

Martine Chartrand

Martine Chartrand est une artiste visuelle et cinéaste d’animation québécoise d’origine haïtienne. Elle détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia et un certificat en enseignement des arts de l’UQÀM. Elle réalise en 1992 à l’ONF, TVTango, gagnant de plusieurs prix internationaux. En 1994, boursière du CALQ et du Conseil des arts du Canada, elle entame un stage de perfectionnement en Russie auprès d’un des maîtres de l’animation de peinture sur verre, Alexandre Petrov.  En 2000,elle réalise à l’ONF, son deuxième film d’animation,  Âmenoire/BlackSoul animé sous la caméra 35mm, avec la technique de peinture sur verre. Ce film ,qui retrace de larges pans de l’Histoire des peuples noirs, remporte 23 prix internationaux, dont le prestigieux Ours d’Or de Berlin en 2001. Son troisième film, MacPherson, s’inspire de la chanson de Félix Leclerc et est récipiendaire du Premier Prix du meilleur court métrage et le Prix du public pour le meilleur court métrage canadien au FFM 2012.
Martine donne des conférences et des classes de maître d’animation en peinture sur verre dans les collèges et universités de divers pays.

L’œuvre Mary Ann Law Guilmartin 1877, est un dessin graphite papier, inspiré d’une photographie de William Notman du Musée McCord. Ce dessin fut filmé image par image sous la caméra, insufflant ainsi la vie à ce personnage oublié de nos livres d’Histoire.
Le père adoptif de Mary Ann, M. Lawrence James Guilmartin a offert au département de botanique de l’Université Laval à Québec, deux plants de coton en fleurs, et deux exemples de produit de coton en 1874 et en 1875.

Commissaires: 

Diane Gistal est une militante anti-raciste d’origine haïtienne, née et ayant grandi en région parisienne et installée au Québec depuis six ans. Étudiante en littérature, elle s’intéresse dans ses recherches aux “lieux de mémoire”. Elle a  par ailleurs une formation en histoire et conjugue dans ses articles pour Nigra Iuventa son intérêt pour les deux disciplines. En Février 2018, elle a organisé à titre de commissaire, l’exposition Sanaa Yangu (galerie du CDEx) mettant en lumière exclusivement des artistes noir.e.s (dont Martine Chartrand, Eddy Firmin et Felix Diallo)  qui demeurent sous-représenté.e.s dans le milieu de l’art contemporain.

Michaëlle Sergile est une artiste et finissante au baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal. Elle est directrice artistique à Nigra Iuventa et en 2018  entame un travail de recherche en tant qu’artiste en résidence à Artexte. 
Elle a déjà à son actif plusieurs expositions dont l’une à Brooklyn à la galerie ArtHelix et une autre à Miami à la Aqua Art Fair.


Bien que cette exposition ait été réfléchie et élaborée par deux femmes noires, elle n’aurait jamais vu le jour sans l’aide précieuse de nos alliées. Nous tenions donc à remercier les talentueuses artistes Leila Zelli ainsi que Heidi Barkun qui, pour la deuxième année consécutive, nous ont transmis des savoirs en terme d’organisation, de commissariat et de scénographie. Elles ont en outre permis d’allouer aux étudiant.e.s de l’Université du Québec à Montréal un espace d’expérimentation et de diffusion pour les prochaines éditions du Mois de l’Histoire des Noir.e.s.

Par ailleurs, nous tenions à remercier Martine Chartrand, Christian Bernard, l’artiste visuel et designer Aimé Mbuyi, Aki Mbot, Jean-Claude Aimé Kumuyange et Chiakoun Yapi pour leurs conseils éclairés et le soutien technique apporté.                                                                                   

Soulignons également le fabuleux travail de notre directrice artistique et commissaire Michaëlle Sergile à l’origine de tout le visuel de l’exposition (affiches, brochures, programmes).                                                               

 


[2] Eva Doumbia, « Affaires de lions ou même de gazelles » dans Décolonisons les arts sous la direction de Lëila Cukierman, Gerty Dambury et Françoise Verges, p.33                                                                                                                                                                         

[3] Marine Bachelot Nguyen, « Façons indigènes » dans Ibid. p. 18

Fondatrice de NI. Diane est une passionnée d'Histoire et de littérature.

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